Arrêt dans le village frontalier de Port Bou 

Petit tour aujourd'hui en TER jusqu'à Port Bou, terminus de la ligne Narbonne-Port Bou et de notre petit voyage depuis Montpellier et petit village de 1200 âmes situé de l'autre coté de la frontière, qui a connu la gloire et le plein emploi grâce au transport ferroviaire par le passé et qui de nos jours, est à l'agonie.


La création de la ligne mixte à grande vitesse depuis Perpignan jusqu'à Barcelone via Figueres aura eu raison de la ligne ferroviaire côtière. En 1930, la population s'élevait à quasiment 4000 personnes, et la plupart des gens travaillait dans le domaine ferroviaire (auparavant, ils étaient pêcheurs). En effet, du fait de la différence d'écartement entre le réseau français et le réseau ibérique, les trains de voyageurs qui poursuivaient leur voyage au delà de Port Bou devait franchir le "cambiador", système de changement d'écartement automatique des rames TALGO (trains spécifique dont l'écartement des roues pouvait être modifié) et ainsi, après 45 minutes de travail sur une rame de 10 voitures, le train reprennait son chemin dans la péninsule. Ce système n'existe plus à ce jour. Concernant les marchandises, deux systèmes sont proposés, un transbordement des containeurs dans le triage de Port-Bou ou bien un changement d'essieux des wagons dans la gare de triage frontalière de Cerbère en France. Le trafic est réduit à 5 trains par jour en 2016 au lieu de plusieurs dizaines il y encore moins de 10 ans. 

Notre arrivée s'effectue sur les deux voies à écartement français (UIC) dont la gare de Port Bou est dotée. La marquise du bâtiment voyageur est magistrale et symbolise à elle toute seule l'activité intense qu'il y avait auparavant (7 voies à quai). Désormais, quelques trains "Rodalies" s'arrêtent depuis Barcelone et font la connexion jusqu'à Cerbère. (et inversement pour les trains français depuis Avignon Centre et/ou Nîmes/Perpignan). Elle fut inaugurée en 1929 à l'occasion de l'Exposition universelle de Barcelone mais la mise en service d'une plus petite gare date de 1878.

Pour sortir de la gare, après avoir passé les contrôles de police aux frontières, nous devons prendre un petit tunnel et nous arrivons directement en centre ville de Port-Bou. Des commerces et bureaux de tabacs garnissent les cotés de la rue. Pour ma part, j'irai en bord de mer faire un petit tour avec ce beau ciel bleu en cette agréable journée. 

Vue depuis la place du centre-village de Port-Bou

Vue sur la baie de Port-Bou

Port de Port-bou avec 300 anneaux disponibles pour le tourisme, le port de pêche n'existant plus alors que le village avait été fondé autour de lui. 

L'allée principale du village n'a pas la même tranquilité en été, avec des automobiles par centaines de partout et des rues et allées totalement congestionnées.

Ancien hôtel de ville de Port-Bou

La ville est toute en hauteur, une fois avoir quitté la plage, il faut grimper à travers les nombreux escaliers du village

L'église néo-gothique de Sainte-Marie (la seule église néo-gothique de la région) a été érigée en 1878 par Joan Martorell. La statue de Sainte-Marie est l'œuvre de Frederic Marès i Deulovol, fils prodige de la ville de Portbou.