Prenant sa source ici en Suisse au niveau du glacier de la Furka, le Rhône sillonne la Suisse, se jète dans le lac Léman avant de continuer son chemin depuis Genève jusqu'à Lyon et Arles où il se divise en deux pour se jeter dans la mer méditerrannée !
Nous sommes en voyage, non pas au glacier du Rhône malheureusement, mais un peu plus bas, là où le train touristique à vapeur partant de Réalp rejoint le glacier via la ligne sommitale de la Furka. Le glacier du Rhône débute sur la face sud-ouest du massif du Dammastock à une altitude d'environ 3 600 mètres. Les premiers 2 500 mètres du glacier sont constitués d'un névé, l’Eggfirn, qui subit une dénivellation de 600 mètres. À l'altitude de 3 081 mètres, le glacier est relié au glacier de Trift par un petit col, l’Undri Triftlimi. Cet autre glacier s'écoule vers le nord sur le territoire bernois en direction du col du Susten. Le glacier du Rhône suit ensuite une pente plus douce avec une déclivité d'environ 14 % en direction du sud. Il est bordé à l'est par le Galenstock (3 586 m), et à l'ouest par le Tieralplistock (3 383 m) et la barre des Gärstenhörner (3 189 m). La langue glaciaire se termine à une altitude d'environ 2 250 m et donne naissance au Rhône.


Nous avons franchi le tunnel de la Furka et nous venons faire une photo de ce train touristique montant au glacier et longeant le Reuss. Autrefois, avant que le tunnel ne soit construit, les trains n'avaient pas le choix que de franchir le très haut col de la Furka. De nos jours, cette voie est juste utilisée pour le train touristique .

Il était encore nuit ce matin quand nous avons effectué le trajet depuis Sion jusqu'à Realp alors nous n'avons pas vu le paysage ! Nous allons donc le découvrir dans ce trajet retour, qui nous amène à Brig !

Le Rhône n'est ici qu'une petite rivière, très loin de ce que nous avons l'habitude voir en France ! D'une couleur limpide, il descend tranquillement la vallée de Conches.

Et au fur et à mesure que nous descendons en suivant le Rhône, celui-ci grandit grâce aux très nombreuses rivières, torrents et cascades qui s'y jettent dedans

Notre train, à une fois de plus comme presque partout en Suisse, une composition originale et magnifique avec la locomotive au milieu du convoi, en composition dromadaire.

Contrairement au Rhône qui lui peut se permettre de sauter par dessus les montagnes, nous devons nous, utiliser des tunnels hélicoïdaux afin de pouvoir descendre.

Le Rhône toujours là, à l'approche de Brig, ville où nous allons changer de train afin de monter sur Zermatt et grimper sur le Gornergrat face au mont Cervin (Matterhorn). Il est également possible de changer de train à Visp.

Nous allons longer la Matter Vispa qui se forme grâce aux différents torrents au sud de Zermatt, jusqu'à cette dernière ville réputée pour être une des stations les plus renommées de Suisse. La correspondance en gare de Brig (Brigue) s'effectue sur le parvis de la gare des CFF, avec notamment une rame du train touristique " Glacier Express" ci-dessous qui relie Zermatt à Saint Moritz dans les Grisons. (La photo date d'un autre voyage)

Le paysage, comme dans toute la Suisse d'ailleurs, est grandiose et c'est un plaisir pour les yeux que de voyager dans cette vallée 

Nous arrivons donc maintenant à Zermatt où nous allons prendre le train pour monter au sommet du Gornergrat, mais quelques petites informations avant sur la station de Zermatt, dont son nom vient des alpages 'zur Matte' avant de devenir Zermatt en 1495 pour la première fois sur une carte.

La vallée de Zermatt abrite 38 des 54 plus sommets au delà de 4000m de Suisse ainsi que de très nombreux glaciers. Une station de sports d'hiver dotée d'un très vaste domaine skiable a été aménagée sur les pentes des montagnes entourant la commune. La première exploitation remonte à 1898 avec l'ouverture estivale de la voie ferroviaire du Gornergrat, puis à 1928 pour son exploitation hivernale deux fois par semaine. Puis depuis les années 1940, le réseau de remontées mécaniques a été graduellement élargi. Le dénivelé total du domaine atteint 2 200 m maximum, soit l'un des plus importants des Alpes.

Zermatt depuis les voitures du train du GornergratBahn qui monte au delà de 3000m.

Zermatt est une station sans voiture. Seules des véhicules électriques sont autorisés à circuler dans les rues de celle-ci

Continuez le voyage avec la montée jusqu'au sommet du Gornergrat en cliquant sur le lien suivant : Montée avec le train du GornergratBahn

La suite de notre voyage se poursuit avec le retour dans la vallée du Rhône et un arrêt à Sion, chef-lieu du canton du Valais. Elle tire son nom actuel du latin Sedunum, lui-même dérivé de celui du peuple celte qui vivait là, les Sédunes. Ceux-ci construisirent sur le site de Sion un oppidum habituellement identifié avec le Drousomagos, signifiant peut-être marché de Drusus ou marché des buissons, cité par Ptolémée et qu'il situe en amont de Martigny.

La basilique  ou château de Valère (ancienne résidence des chanoines du chapitre) et le Château de Tourbillon surplombent la ville.

La basilique domine la ville depuis son rocher à 621 m et fait face au château de Tourbillon situé sur une autre colline. Cette église, Notre-Dame de Valère, bâtie aux xiie et xiiie siècle, était la résidence des chanoines du chapitre de la cathédrale. Ils y habitèrent jusqu'à la Révolution française.

Le château de Tourbillon se trouve au sommet d'une colline à Sion dans le canton du Valais en Suisse. Il fait face à la basilique de Valère située sur la colline opposée. Le château est actuellement à l'état de ruines à la suite d'un incendie en 1788 (photo wikipédia)

Continuons notre descente de la vallée du Rhône avec un arrêt cette fois à Martigny, d'où part une très jolie petite ligne de chemin de fer jusqu'en France (Chamonix et Saint Gervais les Bains) et qui permet d'atteindre de nombreux sites dont le barrage d'Emosson et ses traces de dinosaures ou encore la mer de Glace à Chamonix et le Mont Blanc à St Gervais. Une fois de plus, le tracé au milieu de la petite vallée du Trient enchaîne les viaducs, ponts et tunnels. 

Une curiosité à voir avant de prendre le train pour Le Châtelard ou Vallorcine (France), ce sont les gorges du Trient à Martigny.

 Dès les premiers hectomètres, la ligne du TMR passe dans des tunnels et sur d'autres ouvrages d'art afin de gagner rapidement en altitude.

En gare du Châtelard, il est possible de descendre et de prendre des petits funiculaires et un petit train qui montent au niveau du barrage d'Emosson où vous pouvez y voir des traces de dinosaures. L'accès y est également possible en voiture via Finhaut.

Redescendons à nouveau dans la vallée et continuons notre découverte de cette vallée et ses nombreux trésors ! Dans le coin, de nombreuses petites lignes ferroviaires les plus originales les unes que les autres nous font découvrir le beau pays qu'est la Suisse. 

Notre prochaine étape, nous mène à Bex qui se prononce (Bé). Petite bourgade dans la vallée du Rhône entre Martigny et Aigle, elle est le point de départ d'un petit train montant à Villars-sur-Ollon et jusqu'au Col de Bretaye à 1806 mètres d'altitude. Ce train est train prisé en hiver du fait de la station de ski se trouvant au niveau du col. Une correspondance sera nécessaire dans le village d'altitude de Villars-sur-Ollon

D'importantes rampes nous permettent d'atteindre le col de Bretaye rapidement d'où nous pouvons avoir une magnifique vue sur les Alpes Suisses. A noter que lors de notre montée, le train aura poussée à l'avant, un petit wagon transport une citerne qui sert à récupérer le lait que les vaches produisent là haut dans la montagne !

La petite voiture découverte au milieu du convoi nous permet d'admirer la montée d'une des meilleures façon, cependant il faisait un peu froid notamment dans les passages à l'ombre.

Continuons nos balades dans les montagnes du canton de Vaud et du Valais avec cette fois-ci, un départ depuis Aigle jusqu'à Leysin, un petit village perché et dont la vue tout au long du trajet est époustouflante. 

Nous sommes entourés par des vignobles avec de beaux domaines et c'est à travers ceux-ci que nous allons effectuer l'ascension vers Leysin. Ouverte en 1900, cette petite ligne de 6,2 kilomètres permet de désenclaver les hauts villages.

Nous partons depuis le centre-ville d'Aigle à travers les rues à la façon d'un tramway (Ceci est une pratique très courante en Suisse et Autriche)

et une fois dans les vignobles, nous prenons rapidement de l'altitude. En effet, les rampes sur cette ligne sont très importantes et atteignent 230/1000 à certains endroits.

Plus nous montons, plus la vue devient spectaculaire à travers les fenêtres de notre petit train de montagne !

Nous quittons les vignobles pour un autre paysage et nous entrons dans de petites forêts 

Nous pouvons voir sur l'image ci-dessous la façon dont la voie de chemin de fer monte sur la montagne, nous sommes là dans la partie la plus raide de la ligne.

Nous arrivons à Leysin et nous sortons du magnifique bâtiment voyageur qui doit être très fleuri au printemps !

Vue depuis Leysin sur les plateaux d'altitude

Nous continuerons quelques centaines de mètres plus loin jusqu'à derrière un hôtel où la ligne se termine.

A quelques kilomètres d'ici, une autre petite ligne qui se termine dans un cirque est à découvrir ! Nous y allons en car postal jusqu'au Sépey car les 2 chemins de fer ne sont pas reliés entre eux, d'où nous reprendrons un train pour les Diablerets. La construction de cette ligne fut approuvée par le gouvernement de Berne le 23 mai 1905 et celle-ci fut terminée en totalité jusqu'aux Diablerets en 1914.

Partons depuis le Sepey dans des paysages toujours aussi magique et à bord de petits trains à voie métrique tout mignon !

La longueur totale de la ligne est de 22,3 kilomètres, cependant entre le Sépey et les Diablerets, il n'y a que quelques kilomètres et le voyage est assez rapide.
Nous traversons le village de Vers l'Eglise

et nous arrivons aux Diablerets, dans le cirque que forme la montagne.

Nous sommes au paradis des marmottes, nous n'avons pas eu l'occasion d'en voir sauf ... en bois ;)

La descente s'effectue sur la rive gauche de la Grande Eau qui ira elle aussi se jeter dans le rhône dans la vallée. Nous traversons de splendides paysages, assez forestiers avant de retrouver nos vignes et le château d'Aigle

et nous voilà de retour en gare d'Aigle avec à coté un petit train pour le Sépey et un autre pour Monthey et Champéry qui se trouve sur le versant opposé à la vallée du Rhône et d'où nous sommes.

Ci-dessous, un train arrivant des Diablerets et du Sépey sur la place du Marché.

Continuons donc notre chemin vers Champéry où nous franchirons le Rhône. En chemin, à la sortie de la gare d'Aigle, une jolie petite automotrice attend son prochain voyage touristique sur les lignes métriques autour d'Aigle. 

 Créée en 1946, l'AOMC pour Aigle- Olloron - Monthey - Champéry est une ligne à voie métrique de 23,138km, un petit moins spectaculaire que les deux autres mais qui a également beaucoup de charme. Elle nous amène jusqu'à Champéry qui est une importante station de ski à la limite de la frontière française (Sans accès cependant à Morzine).

Ici à Champéry, l'accès à la station de ski s'effectue depuis la gare avec des cabines.

Vue sur la voie de chemin de fer.

Terminons ce carnet sur la vallée du Rhône avec le chateau de Chillon qui se trouve sur les rives du Léman entre Montreux et Villeneuve.
De forme oblongue, le château mesure 110 mètres de long pour 50 mètres de large, le donjon culmine à 25 mètres. C'est une importante attraction touristique. Successivement occupé par la maison de Savoie puis par les Bernois dès 1536 jusqu'en 1798, il appartient désormais à l'État de Vaud et est classé comme monument historique. Le fort de Chillon, son pendant moderne, est dissimulé dans le versant abrupt de la montagne.